Les investisseurs sont souvent attirés par les dividendes élevés ou par les rentes élevées des SCPI. Pourtant, sur le long terme, ces stratégies sont-elles vraiment plus rentables qu’un ETF à croissance ? Dans cet article, Dividendes élevés, rente SCPI ou ETF à croissance : que disent vraiment les chiffres ? Nous comparons objectivement SCPI, ETF à dividendes et ETF à croissance afin de déterminer quelle stratégie est la plus performante sur la durée.
Produits recommandés
⚠️ Attention : les performances historiques présentées sont indicatives et ne préjugent pas des performances futures. Les exemples sont pédagogiques et ne constituent pas un conseil en investissement. Les frais, la fiscalité, le change selon la situation personnelle, ce qui peut modifier fortement le résultat final.
Introduction
Les dividendes élevés donnent une impression rassurante : chaque mois ou chaque trimestre, de l’argent tombe sur notre compte.
Les SCPI donnent une sensation similaire : on possède de l’immobilier et on reçoit des revenus élevés locatifs chaque mois ou chaque trois mois. En plus, sans gestion active.
À l’inverse, un ETF orienté croissance distribue très peu de dividendes. Pourtant, est-il l’option la moins rentable?
Alors, quelle stratégie est réellement la plus intéressante sur 10, 20 ou 30 ans ?
Dans cet article, nous allons comparer quatres approches :
- une SCPI immobilière diversifié, européenne et historiquement rentable comme CORUM Origin* par exemple
- un ETF mondial à dividendes élevés (VHYL*)
- un ETF actions américaines comme le S&P 500, représenté ici par l’ETF VOO*
- et, pour illustrer une stratégie encore plus orientée croissance, le Nasdaq-100 via l’ETF QQQ*.
Un dividende n’est pas gratuit
Avant de comparer les produits, il faut comprendre un aspect essentiel que beaucoup de débutants en bourse confondent :
-> Un dividende n’est pas un rendement supplémentaire.
Lorsqu’une entreprise verse un dividende, une partie de la valeur de l’entreprise est transférée à l’actionnaire sous forme de cash.
Prenons un exemple très simplifié.
Une action vaut 100 CHF et verse 4 CHF de dividende. Après le détachement du dividende, l’action vaut environ 96 CHF.
L’investisseur possède donc :
- 96 CHF sous forme d’action
- 4 CHF en cash
- soit toujours 100 CHF au total
Le dividende est donc une manière de recevoir le rendement, ce c’est pas un revenu supplémentaire.
Deux philosophies différentes pour investir
Les investisseurs doivent sélectionner l’une des deux stratégies et choisir leur ”équipe” :
Stratégie à dividendes
L’objectif est de recevoir régulièrement du cash de manière passive. C’est-à-dire, investir dans un placement qui donne des revenus élevés immédiats ou sur le court terme.
Exemples de placements adaptés :
- SCPI
- ETF à dividendes élevés
Stratégie à croissance
L’objectif est de maximiser la valeur du portefeuille sur plusieurs décennies. C’est-à-dire, investir aujourd’hui dans un placement qui prendra de la valeur dans quelques années.
Exemples de placement:
- ETF S&P 500
- ETF Nasdaq-100
- ETF mondiaux orienté croissance (exemple ETF VT)
En réalité, la première stratégie privilégie le revenu immédiat ou sur le court terme. La seconde privilégie l’accumulation du capital dans le long terme.
Analysons les avantages et inconvénients de chaque investissement.
Les placements comparés
Pour avoir une comparaison concrète, prenons quatre exemples.
| Placement | Stratégie | dividendes ou loyers distribués | Potentiel de croissance | Nombre d’actions environ | Zone |
|---|---|---|---|---|---|
| CORUM Origin | Immobilier passif via une SCPI | Très Élevés | Faible | 168 biens immobiliers | Zone euro |
| VHYL | Actions à dividendes multi-secteurs | Élevés | Moyen | 2 300 action | Monde |
| VOO | Actions grandes capitalisations multi-secteurs | Assez Faibles | élevé | 500 actions | USA |
| QQQ | Principales actions américaines à croissance | Faibles | très élevé | 100 actions | USA |
De ce fait, une SCPI et un VHYL visent des revenus rapides et élevés, mais avec une croissance modérée, tandis que l’ETF VOO et l’ETF QQQ se concentrent sur la croissance avec de faibles dividendes.

Que disent les performances historiques ?
C’est ici que la comparaison devient intéressante.
Sur une période d’environ dix ans (2016-2025), les performances historiques sont très différentes selon les actifs.
| Placement | Rendement annualisé indicatif |
|---|---|
| SCPI CORUM Origin | ~8 % |
| ETF mondial à dividendes élevés | ~9 % |
| S&P 500 | ~14 % |
| Nasdaq-100 | ~19 % |
Ces chiffres ne sont pas des prévisions. Ils montrent simplement une différence historique du rendement annualisé de chaque placement.
Exemple avec 10’000 USD sur 10 ans
Supposons qu’il y a 10 ans, un investisseur a investi 10 000 USD sans ajouter d’argent entre-temps. Quel serait le montant après 10 ans avec des intérêts composés ?
| Rendement annuel | Capital après 10 ans | |
|---|---|---|
| SCPI | 8 % | ~21’600 USD |
| ETF mondial à dividendes | 8,5 % | ~22’600 USD |
| S&P 500 | 14,5 % | ~38’700 USD |
| Nasdaq-100 | 19,5 % | ~59’400 USD |
Nous constatons l’effet incroyable des intérêts composés avec un rendement élevé.
Exemple avec 10’000 USD sur 20 ans
Et si on compare cet exemple sur 20 ans, la différence est de plusieurs centaines de milliers de dollars.
| Rendement annuel | Capital après 10 ans | |
|---|---|---|
| SCPI | 8 % | ~ 46’600 CHF |
| ETF mondial à dividendes | 8,5 % | ~51’100 USD |
| S&P 500 | 14,5 % | ~149’000 USD |
| Nasdaq-100 | 19,5 % | ~352’00 USD |
Dividendes élevés : est-ce un piège ?
Supposons deux portefeuilles de 100’000 USD.
Portefeuille A : rendement de 8 %
En une année:
- il a distribué environ 5’000 CHF de dividendes
- progressé le capital de 3’000 CHF.
Portefeuille B : rendement de 14 %
En une année:
- il a distribué seulement 1’500 CHF de dividendes
- progressé le capital de 12’500 CHF.
Dans ce cas, le portefeuille A donne davantage de cash. Mais en réalité, c’est le portefeuille B qui crée plus de patrimoine sur le long terme.
C’est souvent le piège des dividendes élevés. Il est difficile de trouver un placement avec un dividende élevé et un rendement élevé sur le long terme.
SCPI : pourquoi les revenus sont-ils aussi séduisants ?
Les SCPI performantes ont un avantage psychologique séduisant.
L’investisseur possède indirectement des immeubles et reçoit des revenus élevés issus des loyers chaque mois, et sans gestion active. Autrement dit, une rente immobilière sans gestion.
Par exemple, CORUM Origin est une SCPI diversifiée investie dans la zone euro. Elle comptait 169 immeubles au 31 mars 2026. Son rendement 2025 était :
- de 6,50 % annualisé
- Dont 5,93 % de loyer annuel (distribué chaque mois) et
- 0,57 % provenant de plus-values.
Cependant, si on réduit les impôts et les frais, et on compare le performance passée totale avec quelques ETF à croissance. Ce n’est aussi séduisant. Nous y reviendrons…
ETF à dividendes élevés : le compromis entre revenu et croissance
Un ETF à dividendes élevés comme VHYL est particulièrement intéréssant pour ceux qui cherchent un équilibre entre croissance et dividende.
L’investisseur possède ainsi, des milliers d’entreprises à travers le monde , de plusieurs secteurs, en privilégiant des actions qui versent généralement des dividendes supérieurs à la moyenne.
Le fonds distribue ses revenus trimestriellement, soit environ tous les trois mois.
Sur la période 2016-2025, VHYL a enregistré un rendement total annualisé d’environ 9 % en USD, dividendes réinvestis. Cela signifie qu’un investissement de 10’000 USD au début de 2016 aurait atteint environ 24’100 USD à la fin de 2025, avant fiscalité et en supposant un réinvestissement des distributions.
Le rendement total de l’ETF VHYL peut être décomposé en deux grandes sources :
- les dividendes distribués, qui représentent en moyenne environ 3,5 % du capital par année sur cette période ;
- l’évolution de la valeur des actions détenues par l’ETF, qui constitue environ 5,5% en moyenne par année.
Le point important est donc que VHYL ne génère pas uniquement des dividendes. La croissance des entreprises est aussi significatif.
Cela permet d’obtenir un portefeuille très diversifié mondialement. Et historiquement assez rentable sur une longue période.
Analysons maintenant au détail chaque placement:
SCPI vs ETF à dividendes élevés vs ETF à croissance
La diversification : avantage aux ETF
Sur ce point, les ETF ont un avantage évident.
- CORUM Origin possède un patrimoine immobilier diversifié en Europe avec environ 168 biens immobiliers, mais reste concentré sur une seule grande classe d’actifs : l’immobilier européen.
- VHYL permet de posséder plus de 2’300 entreprises dans tous les continents du monde
- VOO donne accès aux 500 grandes entreprises américaines composant le S&P 500.
- QQQ concentre son exposition sur environ 100 sociétés du Nasdaq-100.
On peut donc simplifier ainsi :
| Placement | Diversification |
|---|---|
| SCPI Européenne | Diversification immobilière Européenne (secteur immobilier uniquement) |
| VHYL | Très forte diversification mondiale (multi secteurs) |
| VOO | Forte diversification américaine (multi secteurs) |
| QQQ | Diversification US limitée et concentration technologique (multi secteurs) |
Le nombre de titres ne suffit toutefois pas à mesurer le risque. Par exemple, posséder 2’000 actions dans le monde ne signifie pas nécessairement avoir un portefeuille parfaitement équilibré.
Cependant, un ETF comme VHYL, qui investit dans plus de 2300 entreprises de tous secteurs et continents, réduit fortement le risque de perdre de l’argent.
👉 Conclusion : avantages aux ETF, principalement VHYL
La volatilité : le grand avantage apparent des SCPI
C’est probablement ici que les SCPI ont leur meilleur argument.
Un ETF coté peut perdre 20 %, 30 % ou davantage en quelques mois. La valeur d’une SCPI affichée dans les relevés évolue généralement beaucoup moins fréquemment.
Mais attention : une faible volatilité affichée ne signifie pas nécessairement un risque économique plus faible.
Le prix d’une action est mis à jour en permanence, tandis que le prix d’une part de SCPI est évalué beaucoup moins fréquemment et le marché immobilier est moins liquide.
Pour simplifier :
| Placement | Volatilité visible |
|---|---|
| SCPI | Faible |
| ETF dividendes | Faible à moyenne |
| S&P 500 | Moyenne à forte |
| Nasdaq-100 | Forte à très forte |
Si tu es incapable de supporter une baisse temporaire de 30 % de ton portefeuille, un ETF très orienté actions à croissance peut être psychologiquement difficile à conserver.
👉 Conclusion : avantages aux SCPI
La fiscalité suisse : attention aux raccourcis
C’est probablement la partie de l’article qui mérite le plus de prudence.
En Suisse, la croissance de capital sur des titres détenus sont peu imposables, si l’investisseur n’est pas considéré comme un négociant professionnel de titres.
En revanche, les dividendes et autres revenus de placement sont assez imposables.
Le taux d’imposition varie selon le canton, la commune, le revenu et la situation fiscale de l’investisseur.
Mais il est vrai qu’en règle général, on peut estimer l’imposition sur les dividendes à environ 15%, pour un investisseur lambda.
Un exemple concret : même rendement, mais pas la même fiscalité
Imaginons deux investisseurs suisses qui disposent chacun de 100’000 CHF.
Les deux portefeuilles réalisent exactement le même rendement total : 8 %, soit 8’000 CHF de gains sur l’année.
La seule différence est la manière dont ce rendement est obtenu.
Portefeuille A : davantage de dividendes
- Capital investi : 100’000 CHF
- Rendement total : 8 %
- Dividendes annuels : 5’000 CHF
- Croissance du capital : 3’000 CHF
- Gain annuel total : 8’000 CHF
Portefeuille B : davantage de croissance
- Capital investi : 100’000 CHF
- Rendement total : 8 %
- Dividendes : 1’500 CHF
- Croissance du capital : 6’500 CHF
- Gain total : 8’000 CHF
Les deux investisseurs ont donc obtenu exactement le même rendement.
La différence est simplement la suivante :
L’investisseur A reçoit davantage d’argent immédiatement sous forme de dividendes, tandis que l’investisseur B conserve davantage de rendement sous forme de croissance de son capital.
Mais que se passe-t-il après l’impôt ?
Pour simplifier l’exemple, supposons que les dividendes soient imposés à 15 % et que la croissance du capital soit imposée de 1%.
| Portefeuille A | Portefeuille B | |
|---|---|---|
| Capital initial | 100’000 CHF | 100’000 CHF |
| Rendement total | 8’000 CHF | 8’000 CHF |
| Dividendes | 5’000 CHF | 1’500 CHF |
| Croissance du capital | 3’000 CHF | 6’500 CHF |
| Impôt sur les dividendes (15 %) | -750 CHF | -225 CHF |
| Impôt sur les plus-valeus (1 %) | -30 CHF | -65 CHF |
| Dividendes après impôt | 4’220 CHF | 1’210 CHF |
| Gain total après impôt | 7’220 CHF | 7’710 CHF |
Dans cet exemple, les deux investisseurs avaient exactement 8’000 CHF de rendement avant impôt.
Pourtant, après fiscalité :
- l’investisseur A (dividendes élevés et peu de croissance) conserve 7’220 CHF ;
- l’investisseur B (dividendes faibles et beaucoup de croissance) conserve 7’710 CHF.
La différence est de 490 CHF sur une seule année.
Sur 20 ans, cela représente plus de 9 500 CHF d’impôts supplémentaires pour l’investisseur A
👉 Il faut retenir un point essentiel : pour optimiser la fiscalité suisse, mieux vaut favoriser la croissance boursière que les dividendes ou rentes SCPI.
Les frais : petit pourcentage, énorme conséquence
Les frais semblent souvent insignifiants, mais ils ne le sont pas.
Prenons 100’000 CHF investis pendant 30 ans. Supposons que le portefeuille réalise une moyenne annualisé de 8 % avant frais.
Avec 0,2 % de frais annuels
- Rendement net approximatif : 7,8 %.
- Capital final : environ 950’000 CHF.
Avec 1 % de frais annuels
- Rendement net approximatif : 7 %.
- Capital final : environ 761’000 CHF.
Une différence de seulement 0,8 point de frais par année peut donc représenter près de 190’000 CHF après 30 ans. C’est énorme.
ETF vs SCPI
Les ETF indiciels à bas coût ont ici un avantage évident.
Par exemple, VOO affiche par exemple un ratio de frais de seulement 0,03 %, tandis que l’ETF VHYL demande 0,29% de frais TER.
Si on comptabilise les frais TER + les frais d’un compte boursier économique, il faut prévoir environ :
- 0,5% -1% de frais par année en moyenne
À l’inverse, les SCPI peuvent avoir des frais d’entrée importants. CORUM Origin par exemple, affiche actuellement des commissions de souscription de 11,96 %.
Les frais de gestion sont déjà inclus dans la distribution des rentes, donc je ne les compte pas dans les frais.
Bien que l’estimation annuelle dépende de la SCPI, je pense que le client doit prévoir en moyenne :
- 1 % – 1,5% de frais par année en moyenne avec une SCPI
👉 De ce fait, les ETF offrent souvent des frais plus bas que les SCPI, ce qui permet un meilleur rendement sur le long terme.
Le rendement net estimatif : que reste-t-il réellement après les frais et les impôts ?
Après avoir comparé la diversification, la volatilité, la fiscalité et les frais, il est intéressant de faire un dernier exercice : combien aurait réellement rapporté chaque placement sur la période 2016-2025 ?
Pour simplifier la comparaison, nous allons prendre trois investissements :
- CORUM Origin pour représenter une SCPI diversifiée européenne
- VHYL pour représenter un ETF mondial à dividendes élevés
- VOO, qui suit le S&P 500, pour représenter un ETF orienté croissance.
Les chiffres ci-dessous sont des estimations pédagogiques basées sur les performances historiques de la période 2016-2025. Ils ne prédisent évidemment pas les performances futures.
Avant les impôts
Sur cette période, les rendements annualisés ont été très différents :
| Placement | Rendement annuel historique approximatif |
|---|---|
| SCPI CORUM Origin | ~7,1 % |
| ETF mondial à dividendes VHYL | ~9,2 % |
| ETF S&P 500 VOO | ~14,8 % |
À première vue, l’écart est déjà important.
Mais le rendement total ne raconte pas toute l’histoire. Une partie du rendement peut être versée à l’investisseur sous forme de dividendes ou de revenus immobiliers, tandis que le reste provient de la croissance de la valeur du placement.
Après une fiscalité simplifiée
Pour illustrer l’impact de la fiscalité, supposons de manière simplifiée que les revenus distribués soient imposés à 15 % et que les plus-values privées ne soient pas imposées.
Cette hypothèse ne correspond pas nécessairement à la situation fiscale réelle de chaque investisseur suisse. La fiscalité dépend notamment du canton, de la situation personnelle, du type de placement et, pour les investissements étrangers, des conventions fiscales applicables.
Avec cette hypothèse, nous pouvons obtenir l’ordre de grandeur suivant :
| Placement | Rendement total historique | Revenus distribués estimés | Impôt estimatif sur les revenus | Rendement net estimatif* |
|---|---|---|---|---|
| SCPI CORUM Origin | ~7,1 % | ~6,6 % | ~1,0 % | ~6,1 % |
| ETF VHYL | ~9,2 % | ~3,5–3,8 % | ~0,5–0,6 % | ~8,6–8,7 % |
| ETF S&P 500 VOO | ~14,8 % | ~1,9 % | ~0,3 % | ~14,5 % |
* Estimation simplifiée destinée à comparer les stratégies. Elle ne constitue pas un calcul fiscal personnalisé.
Et si l’on ajoute les frais ?
Jusqu’ici, nous avons principalement comparé les performances et l’impact de la fiscalité. Mais les frais doivent également être pris en compte.
En reprenant les ordres de grandeur présentés précédemment, nous pouvons ajouter une estimation des frais annuels moyens :
- SCPI CORUM Origin : ~1,25 %
- ETF VHYL : ~0,75 %
- ETF S&P 500 VOO : ~0,50 %
Le résultat devient alors :
| Placement | Rendement historique | Impôt estimatif | Frais estimatifs | Rendement net estimatif |
|---|---|---|---|---|
| SCPI CORUM Origin | ~7,1 % | ~1,0 % | ~1,25 % | ~4,85 % |
| ETF VHYL | ~9,2 % | ~0,55 % | ~0,75 % | ~7,90 % |
| ETF S&P 500 VOO | ~14,8 % | ~0,3 % | ~0,50 % | ~14% |
Ces chiffres sont volontairement présentés comme des ordres de grandeur. Les frais réels dépendent notamment du courtier, des frais de change, des transactions effectuées et de la structure de chaque SCPI.
Il faut également être prudent avec la SCPI : certains frais sont déjà intégrés dans les performances publiées par la société de gestion. La comparaison ci-dessus constitue donc une simulation simplifiée, et non un calcul comptable exact du rendement historique net.
Exemple avec 10’000 CHF investis ?
Pour rendre cette différence plus concrète, imaginons maintenant qu’un investisseur place 10’000 CHF dans chacun de ces investissements et ne réalise aucun versement supplémentaire pendant dix ans.
En utilisant les rendements nets estimatifs précédents :
| Placement | Rendement net estimatif | Capital après 10 ans |
|---|---|---|
| SCPI CORUM Origin | ~4,85 % | ~16’050 CHF |
| ETF VHYL | ~7,90 % | ~21’400 CHF |
| ETF S&P 500 VOO | ~14,0 % | ~37’100 CHF |
La différence est importante.
Bien entendu, il ne s’agit pas d’une prévision de rendement. Cette simulation suppose que le rendement net reste identique chaque année, ce qui ne sera évidemment pas le cas dans la réalité.
L’objectif est simplement d’illustrer la puissance des intérêts composés : quelques points de pourcentage de différence de rendement annuel peuvent créer un écart considérable après plusieurs années.
Que faut-il retenir ?
Cette comparaison permet surtout de comprendre une chose :
Le rendement distribué n’est pas la même chose que le rendement total.
Une SCPI ou un ETF à dividendes élevés peut distribuer beaucoup plus de revenus qu’un ETF de croissance. Mais cela ne signifie pas nécessairement que l’investisseur s’enrichit davantage.
Pour un investisseur qui n’a pas besoin de revenus immédiats, une stratégie davantage orientée vers la croissance peut présenter plusieurs avantages :
- moins de revenus imposables à court terme
- davantage de capital laissé investi
- frais très faibles avec quelques ETF indiciels à croissance
- potentiel de capitalisation plus important sur le long terme.
À l’inverse, les placements à revenus élevés comme l’ETF VHYL ou la SCPI par exemple, peuvent avoir un intérêt pour une personne qui souhaite générer un revenu régulier sur une courte durée, mais il devra accepter de payer plus de frais et d’impôts.
Faut-il intégrer plusieurs placements ?
Un portefeuille peut parfaitement combiner ETF à croissance, ETF à dividendes élevés et placement à dividendes élevés comme une SCPI. En effet, ce n’est pas interdit d’ajouter plusieurs placements dans son portefeuille.
Par exemple :
- 50 % ETF mondial à croissance ou S&P 500 (croissance diversifié)
- 20 % ETF Nasdaq-100 (fort potentiel de croissance, mais peu diversifié)
- 20 % ETF à dividendes mondiales (hauts dividendes, très diversifié dans le monde et pontentiel de croissance modérée)
- 10 % SCPI européenne diversifiée (Revenus élevés chaque mois, mais peu de potentiel de croissance)
Notons qu’aucun portefeuille n’est parfait. Il est important d’investir en sachant que chaque placement a des avantages, des inconvénients et des risques de perte d’argent.
Quel investissement choisir pour débuter ?
Pour quelqu’un qui débute et qui n’a pas besoin de revenus immédiats, un ETF indiciel largement diversifié et peu coûteux peut être une solution particulièrement simple et rentable.
Selon mon opinion, un débutant en bourse devrait initier avec un de ces deux ETF:
- ETF S&P 500 (exemple ETF VOO)
- ETF global de croissance (exemple ETF VT)
Ensuite, ajouter des placements plus offensifs (exemple ETF QQQ), une meilleure diversification (exemple ETF VHYL ou SCPI) et aussi des placements défensifs afin de stabiliser la valeur (exemple, ETF obligations d’état ou liquidités).
Mon classement selon l’objectif
Voici comment je résumerais les différentes stratégies.
| Critère | Gagnant approximatif |
|---|---|
| Revenus ou dividendes immédiats | SCPI / ETF dividendes |
| Dividendes élevés | SCPI / ETF dividendes |
| Croissance historique du capital | ETF actions de croissance |
| Diversification mondiale | ETF mondial |
| Frais faibles | ETF |
| Faible volatilité | SCPI |
| Meilleure Liquidité | ETF |
| Simplicité à investir | ETF |
| Le plus simple à investir pour un débutant | ETF |
| Le meilleur concernant Fiscalité en Suisse | ETF de croissance |
| Construction de patrimoine à long terme | ETF actions diversifiés |
Il n’y a pas de gagnant unique. Chaque placement a ses risques, des avantages et des inconvénients.
Conclusion : SCPI, dividendes ou croissance ?
En vérité, le meilleur investissement dépend de ton objectif financier:
- Revenus passifs élevés sur le court terme et peu volatiles = SCPI
- Construire un patrimoine solide et diversifié sur 10 ans, avec un bon potentiel de croissance = ETF à croissance diversifié comme un ETF S&P 500 par exemple
- Le placement réputé pour sa forte croissance et historiquement le moins imposé = ETF avec un fort potentiel de croissance comme l’ETF QQQ par exemple
- Un compromis entre dividendes élevés, croissance, volatilité, frais et diversification mondiale = ETF à dividendes élevés mondial comme le L’ETF VHYL par exemple

Mon avis et mon classement
Mon ordre de classement afin d’investir est :
- ETF à croissance
- ETF à dividendes élevés
- SCPI européenne et diversifiée
En effet, je favorise la croissance boursière comparativement aux dividendes ou aux loyers des SCPI. Cependant, selon l’évolution de mon portefeuille, je pense diversifier mon portefeuille avec plusieurs actifs.
Notons que chaque investisseur a un portefeuille différent et doit adapter ses investissements à sa situation financière.
FAQ : Dividendes élevés, SCPI ou ETF à croissance
ETF à croissance ou ETF à dividendes : lequel est le plus rentable ?
Historiquement, les grands indices actions orientés vers la croissance ont souvent produit des performances totales supérieures aux stratégies fortement orientées dividendes. Mais cela n’est pas garanti pour l’avenir.
Le bon indicateur est le rendement total, et non le dividende seul.
Pourquoi les dividendes semblent-ils rassurants ?
Parce que l’investisseur reçoit régulièrement de l’argent sur son compte.
Psychologiquement, il est souvent plus agréable de recevoir 500 CHF de dividendes que de voir son portefeuille augmenter de 500 CHF sans recevoir de cash.
Cependant, il ne faut pas confondre dividendes et rentabilité.
Les SCPI sont-elles moins rentables que les ETF ?
Tout dépend de la SCPI et l’ETF que tu compares.
Certaines SCPI ont réalisé d’excellentes performances historiques.
CORUM Origin affiche par exemple un TRI depuis sa création de 6,94 %. En revanche, certains ETF à actions de croissance ont enregistré des performances nettement supérieures selon la période analysée.
Il faut surtout comparer des périodes identiques et intégrer les frais et les impôts déduits.
Peut-on vivre uniquement de dividendes ?
Oui. Mais il faut généralement un patrimoine très important.
À 4 % de rendement distribué, obtenir 40’000 CHF de revenus annuels nécessite environ 1 million CHF de capital avant fiscalité et autres coûts.
Pour la plupart des investisseurs, atteindre la liberté financière uniquement grâce aux dividendes nécessite des décénies d’épargne.
Pourquoi les ETF de croissance peuvent-ils être fiscalement intéressants en Suisse ?
Parce que les gains en capital réalisés dans la fortune privée sont peu imposés en Suisse, sous réserve des règles applicables au statut de l’investisseur. Les revenus, eux, sont imposables.
Notons que la fiscalité réelle dépend toutefois de la situation personnelle.
Les ETF à dividendes sont-ils inutiles ?
Non.
Ils peuvent parfaitement avoir leur place dans un portefeuille.
Ils sont notamment intéressants pour un investisseur qui souhaite générer des revenus réguliers sans vendre systématiquement des parts de son portefeuille.
De plus, selon l’ETF à dividendes, il permet de diversifier le portefeuille de l’investisseur.
Le problème apparaît lorsque l’on considère automatiquement qu’un dividende élevé signifie une meilleure performance. Ce n’est pas le cas.
Dividendes élevés, rente SCPI ou ETF à croissance : que disent vraiment les chiffres ?
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J’ai en effet décidé de créer ce blog pour me développer et aider les lecteurs qui recherchent une vie plus simple et plus économe.
Comparativement à avant, j’étais une personne qui consommais beaucoup jusqu’au jour où j’ai compris que ma consommation me rendais plus triste et plus pauvre 😑
Désormais, je privilégie le minimum de mes besoins pour être heureux et atteindre ma liberté financière.
Sans me rendre compte, j‘ai commencé à privilégier l’épargne et les investissements pour dépendre d’un patron le moins longtemps possible et pour accélérer mes projets personnels.
Depuis quelques années je me sens heureux et je m’enrichis d’une façon que j’aurai jamais imaginé vu que j’ai un salaire moyen en Suisse.
C’est dans ce but que j’ai décidé de créer ce blog. Afin de partager et apprendre avec d’autres personnes qui recherchent à la liberté et la simplicité 😉
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Je suis aussi bien minimaliste que frugaliste. Toutefois, il y a des situations où je me penche plus vers un art de vie.
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