Comment le minimalisme nous protège du marketing et de la technologie

Minimalisme protégeant du marketing et technologie

Le minimalisme ne consiste pas simplement à posséder moins. Il consiste aussi à reprendre le contrôle de sa consommation.

Et aujourd’hui, ce contrôle est devenu particulièrement difficile.

Nous vivons dans une société où le marketing est omniprésent et où la technologie permet aux entreprises de nous atteindre presque en permanence.

Par exemple :

  • Une publicité apparaît sur notre téléphone.
  • Une notification nous rappelle une promotion.
  • Un influenceur nous présente un nouveau produit d’une manière très amicale.
  • Un site Internet nous recommande un article que nous n’avions jamais envisagé d’acheter.

Quelques minutes plus tard, nous avons envie de quelque chose dont nous n’avions pourtant aucun besoin auparavant.

C’est là que le minimalisme peut jouer un rôle important.

Il ne s’agit pas de rejeter la technologie ou de considérer le marketing comme quelque chose de mauvais. Il s’agit plutôt de comprendre leur influence afin de ne pas devenir un consommateur automatique.

Le marketing a toujours eu pour objectif de vendre des produits. Mais les techniques utilisées aujourd’hui permettent d’aller beaucoup plus loin.

Avant, une publicité classique informait simplement qu’un produit existe :

« Tu recherches une nouvelle paire de chaussures? Nous proposons plusieurs modèles. »

Cependant, une publicité moderne associe souvent le produit à la réussite, au confort, à la beauté ou au statut social.

Par exemple :

« Voici les chaussures portées par les meilleurs sportifs. Une technologie révolutionnaire pour améliorer tes performances. »

Tu peux ainsi penser que ces chaussures vont te rendre plus performant, plus élégant ou plus proche de l’image que tu aimerais avoir de toi-même.

Pourtant, tes chaussures actuelles fonctionnent encore parfaitement. De plus, sans cette publicité, tu n’aurez probablement pas ressenti le besoin d’acquérir une nouvelle paire de chaussures.

Et c’est précisément l’un des pièges auxquels le minimalisme cherche à échapper.

Le marketing peut donc transformer une envie en impression de besoin.

Le minimaliste souhaite écouter ses besoins, pas les besoins de vente d’une entreprise !

Les produits, c’est plus juste des produits maintenant. Ils font plutôt office de symbole de « réussite » ou d’un sentiment positif..

Parfois, des marques élaborent des slogans percutants qui visent à capter l’égo des individus, manipulant leurs émotions et leur perception de la réalité dans le but d’augmenter les ventes de leurs produits. Cela peut parfois osciller entre vérité et tromperie.

Voici quelques exemples de slongans plutôt connus :

  • Parce que vous le valez bien
  • Il faut parfois changer de style pour change de vie
  • Le meilleur ou rien
  • La véritable beauté

Pour prendre un exemple, une marque de soda connue utilisait le slogan ”ouvrir le bonheur”*. Peut-on vraiment ”ouvrir” le bonheur en buvant un soda?

Dans ce cas, les entreprises visent les émotions des clients, pas leurs besoins.

Le marketing, ça a toujours existé, même avant qu’Internet et les smartphones fassent leur entrée. Mais à l’époque, avec la technologie qu’on avait, le nombre de fois qu’une personne voyait la même publicité était raisonnable.

Cependant, avec l’avancée de la technologie, cela a changé.

Autrefois, une publicité pouvait apparaître dans un magazine, à la télévision ou sur un panneau publicitaire.

Aujourd’hui, elle peut nous suivre partout. Et de manière omniprésente.

Ton smartphone connaît tes habitudes, les sites que tu consultes et les produits qui t’intéressent. Les plateformes peuvent ensuite te présenter des contenus et des publicités correspondant à tes centres d’intérêt.

Le constat est simple : nous sommes beaucoup plus souvent exposés à des occasions de consommer.

Imagine que tu recherches une paire de chaussures sur Internet par curiosité. Une recherche qui t’a pris 5 minutes.

Ensuite, au cours de plusieurs jours, tu reçois des messages publicitaires récurrents afin de t’inciter à acquérir des chaussures (via les réseaux sociaux, les moteur de recherche, etc.).

Ton cerveau finit par avoir l’impression que ce produit est important.

La technologie transforme ainsi une simple envie en présence permanente.

La technologie ne nous pousse pas seulement à acheter grâce aux publicités. Elle nous pousse également à comparer notre vie à celle des autres.

Sur les réseaux sociaux, nous pouvons voir quotidiennement des personnes présenter leur nouvelle voiture, leur maison, leurs vêtements, leurs voyages, leur smartphone ou leurs équipements.

Le problème est que nous voyons principalement… ce que ces personnes choisissent de montrer.

Par exemple :

  • les gens postent leur nouvelle voiture, mais ne disent pas combien ils payent en leasing
  • les gens postent un voyage de rêve, mais ne disent pas le nombre de mois qu’ils ont économisés pour ce voyage
  • tu vois quelqu’un au bords d’une piscine, mais cette piscine n’est pas la sienne

Nous comparons donc souvent notre quotidien réel avec la vitrine soigneusement sélectionnée de quelqu’un d’autre.

Et cette comparaison peut créer de nouveaux désirs :

« Moi aussi, j’aimerais avoir ça. »

Puis :

« Peut-être que j’en ai besoin. »

C’est ainsi qu’un objet qui n’avait aucune importance hier peut devenir soudainement très désirable.

Le minimalisme cherche justement à casser cette logique.

Il nous invite à nous demander si nous désirons réellement cet objet ou si nous désirons simplement ce qu’on pense qu’elle représente.

Le marketing a beaucoup changé avec les réseaux sociaux.

Aujourd’hui, une entreprise peut demander à un influenceur de présenter son produit directement à sa communauté. Et c’est particulièrement efficace parce que la publicité ressemble souvent à un conseil d’ami.

Imagine que tu suis un influenceur depuis plusieurs années. Tu apprécies ses vidéos et tu as confiance en lui.

Un jour, il présente un nouveau smartphone :

« Franchement, je l’utilise depuis quelques semaines et je l’adore. Il est vraiment génial. Je vous mets le lien dans la description. »

Le message paraît naturel et personnel.

Mais derrière cette recommandation, l’influenceur peut avoir reçu gratuitement le produit, et peut-être, être bien payé par la marque pour faire une video ou recevoir une commission importante sur les ventes.

Cela ne signifie pas forcément que l’inlfuenceur ment ou qu’il n’aime pas réellement le produit. Mais on ne peut pas affirmer que sa démarche soit honnête.

En réalité, s’il y a un intérêt commercial entre l’influenceur et ses abonnés, l’influenceur ne fait que jouer son rôle : influencer le spectateur à la consommation.

Imagine que ton smartphone fonctionne encore parfaitement.

Avant de regarder cette vidéo, tu n’avais aucune intention d’en changer.

Mais après avoir entendu ton influenceur préféré parler du nouveau modèle, tu commences à penser :

« La caméra a l’air vraiment meilleure. »
« Mon téléphone commence peut-être à être vieux. »
« Finalement, je pourrais changer. »

Une simple recommandation (en forme d’information amicale) vient alors de créer une nouvelle envie de consommation.

L’influenceur a réussi son coup, réussir à t’influencer à acheter ses produits.

C’est là que le minimaliste doit prendre du recul.

Avant d’acheter un produit recommandé par un influenceur, tu peux simplement te demander :

  • Est-ce que j’en avais besoin avant de voir cette vidéo ?
  • Est-ce que mon objet actuel fonctionne encore ?
  • Est-ce que j’achèterais ce produit si je n’avais jamais vu cette recommandation ?
  • Est-ce que cet influenceur ne me propose ça uniquement pour ses intérêts financiers

L’objectif n’est pas de critiquer les influenceurs, mais de comprendre comment ils sont rémunérés et de comprendre en quoi leur rôle consiste : influencer à nous faire acquérir des biens afin que lui-même soit réénuméré. Ce qui implique que tu n’as souvent pas besoin de cela.

Le minimaliste doit conserver cette distance :

Apprécier un influenceur ne signifie pas avoir besoin de tous les produits qu’il recommande.

Les promotions sont un autre moyen efficace d’influencer nos achats.

Imagine que tu entres dans un magasin sans avoir besoin de quoi que ce soit.

Tu vois une veste à -50 %.

Elle était affichée à 200 € et coûte maintenant 100 €.

Ton cerveau peut immédiatement penser :

« J’économise 100 €. »

Mais ce raisonnement oublie une chose essentielle :

tu n’avais pas prévu d’acheter cette veste.

Tu ne viens donc pas d’économiser 100 €. En réalité, Tu viens de dépenser 100 €.

Pour un minimaliste, la question importante n’est pas :

« Combien vais-je économiser ? »

Mais :

« Est-ce que j’aurais acheté cet objet s’il n’était pas en promotion ? »

Nous voyons que le problème n’est pas la promotion. C’est lorsqu’elle devient la raison de l’achat.

Le marketing peut également utiliser nos valeurs pour nous faire consommer.

L’écologie en est un bon exemple.

Le greenwashing consiste notamment à présenter un produit ou une entreprise comme plus écologique qu’il ne l’est réellement.

Par exemple, un emballage vert, des feuilles dessinées, les mots « naturel » ou « écologique » peuvent immédiatement donner une impression positive.

Mais une apparence écologique ne constitue pas une preuve.

En effet, un produit sans caractère écologique peut être plus écologique qu’un emballage vert avec des feuilles.

Le minimaliste doit donc rester prudent.

Il peut se demander :

« Est-ce que ce produit est réellement nécessaire ? »

Avant même de se demander s’il est écologique.

Car acheter un nouvel objet « écologique » alors que celui que tu possèdes déjà fonctionne parfaitement, peut parfois être contradictoire avec une démarche minimaliste.

Souvent, la consommation la plus simple et écologique, est simplement de … ne pas acheter.

Face à toutes ces sollicitations, le minimalisme peut devenir une sorte de filtre.

Au lieu de se demander :

« Est-ce que ce produit est intéressant ? »

Le minimaliste peut commencer par demander :

« Est-ce que j’ai réellement besoin d’un produit supplémentaire ? »

Cette première question change complètement la manière de consommer.

Imaginons que tu possèdes déjà un ordinateur qui fonctionne parfaitement.

Une nouvelle version sort avec un processeur plus rapide, un meilleur écran et quelques nouvelles fonctionnalités.

Le marketing va naturellement te présenter ces améliorations comme importantes. La publicité te donnera l’impression que sans ces nouvelles améliorations, tu ne vivras pas bien.

Mais si ton ordinateur actuel te permet déjà de travailler, d’étudier et de faire tout ce dont tu as besoin, le nouvel ordinateur ne résout aucun problème réel dans ta vie.

Tu peux donc apprécier la technologie sans avoir besoin de l’acheter.

C’est une différence essentielle.

Le minimalisme ne doit donc pas seulement nous aider à acheter moins d’objets.

Il peut également nous aider à limiter notre exposition à la consommation.

Le smartphone est un excellent exemple.

C’est un outil extraordinaire, capable de remplacer de nombreux appareils.

Mais c’est également une porte d’entrée ouverte et permanente vers les publicités, les promotions, les réseaux sociaux, les notifications et les achats en ligne.

Plus tu passes de temps à regarder du contenu commercial, plus tu es exposé à de nouveaux produits. Et plus tu es exposé à de nouveaux produits, plus tu risques de développer de nouvelles envies de consommation.

C’est pourquoi réduire son utilisation de certaines technologies peut avoir un effet indirect sur sa consommation. Par exemple :

  • désactiver certaines notifications
  • limiter les réseaux sociaux
  • éviter les applications de shopping

Cela permet de réduire le nombre de sollicitations auxquelles tu es exposé.

Parfois, consommer moins commence simplement par regarder moins de publicité.

Une méthode simple consiste à attendre avant d’acheter.

Lorsque tu as envie d’un objet qui n’est pas indispensable, note-le dans ton téléphone ou dans un carnet.

Puis attends 15 jours.

Pendant ce temps, tu n’as pas besoin de te convaincre de ne pas l’acheter.

Tu laisses simplement passer l’envie.

Après 15 jours, demande-toi :

  • Est-ce que j’en ai toujours envie ?
  • Est-ce que j’en ai réellement besoin ?
  • Est-ce que je possède déjà quelque chose qui remplit la même fonction ?
  • Est-ce que j’ai découvert ce produit grâce à une publicité, un influenceur ou une promotion ?

Tu risques parfois de constater que l’envie a complètement disparu.

Parfois, tu verras un objet noté il y a 15 jours et tu te demanderas pourquoi tu l’as noté, alors qu’il te semblait indispensable deux semaines avant.

Et c’est justement le but.

Laisser le temps faire la différence entre une impulsion de consommation rapide et un besoin durable.

En lisant cet article, tu pourrais croire qu’un minimaliste rejette la technologie. Ce n’est pas vrai.

Au contraire, la technologie peut être extrêmement utile. Par exemple

  • Un smartphone peut remplacer plusieurs appareils.
  • Un ordinateur peut permettre de travailler depuis chez soi.
  • Internet peut donner accès à une quantité extraordinaire de connaissances.

Le problème n’est pas la technologie elle-même.

Le problème apparaît lorsque la tecnhologie commence à contrôler notre attention, nos envies et nos achats.

Le minimaliste cherche donc à utiliser la technologie comme un outil, sans devenir dépendant de ce qu’elle lui propose.

Conclusion

Nous vivons dans une société où le marketing crée des envies et où la technologie permet de nous les présenter en permanence.

Publicités personnalisées, réseaux sociaux, influenceurs, promotions, recommandations automatiques. En plus, les nouvelles technologies rendent la consommation particulièrement facile.

Le minimalisme offre une réponse simple : reprendre le contrôle.

Cela ne signifie pas refuser toute technologie, ne plus regarder de publicité ou ne jamais acheter quelque chose de nouveau.

Cela signifie apprendre à faire une pause avant de consommer.

Avant un achat, demande-toi :

« Est-ce que ce produit répond à un besoin réel ou est-ce que la technologie et le marketing viennent de créer une nouvelle envie ? »

Et avant de remplacer un objet, demande-toi :

« Est-ce que celui que je possède déjà fonctionne encore suffisamment bien ? »

Ces questions paraissent simples.

Pourtant, elles permettent progressivement de sortir de la consommation automatique et compulsive.

Le minimalisme ne consiste pas seulement à avoir moins.

Il consiste aussi à avoir davantage de contrôle sur ce qui entre dans ta vie.

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Face à une éducation financière pas très efficace, comme fut mon cas auparavant. J’ai en effet décidé de créer ce blog suite à un changement de ma vie depuis mes débuts de ma vie adulte.

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J’ai aussi sans me rendre compte commencé à privilégier l’épargne et les investissements pour dépendre d’un patron le moins longtemps possible et pour accélérer mes projets personnels.

Depuis quelques années je me sens heureux et je m’enrichis d’une façon que j’aurai jamais imaginé vu que j’ai un salaire moyen en Suisse.

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